Un Jour, une Vie, un Ecrit...

Altarielen

J'ai écrit cette description à la demande d'une amie (n'est-ce pas Domi???)

Sarah était rentrée chez elle, lasse d'être seule, pourtant aucune tristesse ne paraissait sur son fin visage. Elle s'assit sur une chaise et contempla ses mains de ses beaux yeux vert émeraude, dans lesquels on pouvait entrevoir des lueurs dorées semblables à des étoiles ornant le firmament. Enfin, elle s'arracha à la contemplation de ses fines mains de pianiste, et Sarah commença à défaire sa natte, alors ses longs cheveux bruns tombèrent en cascade sur ses épaules fragiles. Ils ondulaient sur son dos, jusqu'à son bassin, ses cheveux étaient pour elle sa seule et unique beauté. Mais ce n'était pas la vérité, elle en faisait rêver plus d'un, avec sa taille élancée et fine, ses lèvres finement dessinées sur son visage et sa peau couleur de miel.

Sarah ouvrit la fenêtre pour mieux contempler les étoiles qui semblaient lui sourire. La jeune fille sourit à la nuit et fut heureuse de contempler le monde qui s'ouvrait devant elle. Alors elle déploya ses ailes d'ange et s'envola vers la Lune. Altarielen fut alors nimbée d'une douce lumière faisant ressortir la couleur de ses yeux. Elle sourit au monde entier, s'élança dans un magnifique ballet aérien, alors elle fut heureuse de sa liberté et de se sentir jeune et forte. C'est pourquoi elle quitta sa tristesse pou revêtir son habit de Joie.

Lorsqu'elle sentit que la nuit était avancée, elle rentra dans sa chambre et la lumière qui l'éclairait fut moins vive. Alors sentant sa fatigue, elle s'endormit en souriant.

Vingtième Partie : Aelia

le 12/04/2005 à 16h41
Voici la suite de l'histoire d'Altarielen, je l'ai écrite dans l'avion en revenant de Rome^^

Akemi était partie pour le Japon, je me sentais vide et sans joie. J’avais perdu tout ce qui faisait de moi, la Sarah de tous les jours. Je n’avais pas revu Elurin depuis notre conversation, Chris et Mélinda étaient injoignables, je n’avais plus aucun ami à qui confier ma tristesse et mon désespoir. Ne voulant pas sombrer dans les abîmes de mes pensées, je me rendis sur «Lucis Regnum » et je marchai le long de la mer, laissant libre cours à mes rêves et mes pensées. Je me rendis alors compte que je n’étais pas aller voir le Grand Maître, cela faisait déjà un mois que je devais lui rendre visite, il devait certainement me trouver insolente de ne pas aller lui parler mais je n’en avais aucune envie ; peu m’importait ce qu’il avait à me dire.

Lorsque le soleil commençait à décliner, je m’arrêtai et m’assis sur la plage de sable fin puis je plongeai mes yeux dans les profondeurs de la mer. Au bout d’un certain moment, j’entendis des rires et des éclats de voix ainsi que le bruit de gerbes d’eau.
_ Arrête Aelia, ou sinon je vais dire à ton fiancé que…
_ Tu n’oseras jamais, grand frère !
J’entendis ensuite un rire cristallin, puis le bruit d’une poursuite dans l’eau. Tout à coup une jeune fille apparut, sous mes yeux, sortant de l’eau. Elle eut un cri effrayé en me voyant là, assise calmement. Je la regardai et je compris qu’elle était un esprit Originel, celui de l’Eau. L’esprit avait des cheveux couleur océan, parsemés de gouttes d’eau telles les joyeux formant la couronne d’une reine. Tout dans son apparence rappelait l’océan d’où elle était née et dont elle était le gardienne, jusqu’à ses vêtements de coraux et d’algues.

_ N’aie pas peur, je sui un Ange ! Tu n’as rien à craindre de moi, lui dis-je.
_ Je n’ai pas peur de vous, j’ai juste été surprise de vous voir. Il y a longtemps que vous n’avez pas rendu visite à votre domaine, dame Altarielen.
_ Je suppose que vous un esprit Originel de l’Eau et que vous êtes la gardienne des eaux qui bordent cette île.
_ Oui, je suis un esprit Originel de l’Eau mais je ne suis pas la gardienne principale de ces eaux, je ne suis qu’une subalterne. Mon nom est Aelia et je suis la fille du Grand Esprit Originel de l’Eau.
_ J’ai été heureuse de vous rencontrer, Aelia. Je vais rentrer chez moi et oublier mes soucis dans une bonne nuit de sommeil. Au revoir !
Je m’éloignai de la plage et commençai à sortir mon pendentif de téléportation.
_ Attendez ! cria Aelia.
Je me retournai et fixai Aelia.
_ J’aimerai être attaché à vous.
_ Je suis désolée mais je ne comprends pas ce que vous me dîtes.
_ Altarielen, vous savez que les esprits Originels procurent aux Anges, l’énergie nécessaire pour qu’ils lancent des sortilèges. Lorsqu’un esprit Originel est attaché à un Ange, l’énergie qu’il donne est plus puissante et l’Ange peut utiliser l’élément de l’Esprit avec plus de faciliter.
_ Je suis heureuse de cette proposition mais pourquoi me le demander, il y a certainement d’autres Ange plus puissants qui auraient besoin de vous, Aelia.
_ C’est un choix que j’ai fait, je ne me l’explique pas. Il est vrai qu’il y a d’autres Anges à qui offrir mes services mais vous semblez si gentille, amicale et mystérieuse…

_ Aelia, que fais-tu ?
Un jeune homme venait d’apparaître au côté d’Aelia. Il avait la même peau bleuté qu’Aelia, des yeux bleus tirant sur le vert, par contre il avait des cheveaux blancs avec des reflets bleus.
_ Altarielen, je vous présente mon frère, Marignus.

Marignus ne semblait pas me voir et parlait d’une voix animée dans une langue que je ne pouvais pas comprendre. Finalement Aelia me dit :
_ Je suis désolée mais je dois partir, ne vous en faîtes pas, nous nous reverrons très bientôt. Au revoir, ma Dame.

Les deaux esprits disparurent dans la mer, me laissant à nouveau seule. Je me retournai et partis pour ma maison, pour revenir à mes problèmes quotidiens.

La SUITE prochainement.
Je suis désolée de vous avoir fait attendre mais j'ai eu beaucoup de travail et des empêchements. Bon je vous présente la suite de l'Histoire d'Altarielen et j'espère que cela vous plaira.

Ma chambre, mon refuge, si familier et pourtant si lointain. Depuis que je savais que j’étais un Ange, j’y passais de moins en moins de temps. Autrefois je pouvais rester dans le refuge de mes pensées, pendant des heures sans me lasser. Mais désormais je ne trouvais plus l’Ame de ma chambre comme si elle avait peur d’entendre les confidences d’un Ange plutôt que d’une simple adolescente.

_ Alors plongée dans tes pensées !
_ Elurin ! La prochaine fois, évite de me faire aussi peur !
_ Tu veux savoir pourquoi les murs de ta chambre ne veulent plus entendre tes confidences ?
_ Oui, lui répondis-je en souriant. Mais avant j’aimerai savoir ce que tu fais dans ma chambre à une heure pareille !
_ Il fallait que je te parle d’une chose très importante.
_ D’accord, de quoi s’agit-il ?

Elurin s’assit sur mon lit, attrapa un livre et commença à le feuilleter machinalement. je l’observai, en me laissant tomber sur la chaise de mon bureau.
_ Alors, de quoi veux-tu me parler ? redemandai-je.
_ Si on en parlait un peu plus tard, petite sœur.
_ Si tu veux, après tout moi ça m’est égal.
_ Ta chambre a perdu son Ame, voilà pourquoi tu te sens seule ici, dit-il comme si de rien n’était.

J’éclatai de rire à cause du ton sérieux d’Elurin et à cause du contraste entre son ton et le sourire malicieux qui avait réussi à s’échapper sur ses lèvres.
_ Il n’y a rien de drôle, Altarielen, poursuivit-il.

Et ce fut à son tour d’éclater de rire. Lorsque notre crise de fou rire se fut calmé, Elurin redevint sérieux et demanda :
_ As-tu retrouvé Tinaelin ?
_ Oui, je l’ai retrouvé. Il se trouve dans les collines rocheuses et il s’y trouvera tant que ça sœur ne se sera pas réveillée, une fois celle-ci réveillée, il viendra te trouver pour que tu l’arrêtes.
_ Dis-moi, petite sœur, considères-tu encore Tinaelin comme un de tes amis ?
_Oui, Chris est toujours mon ami. Je ne vois pas pourquoi je devrais lui en vouloir.
_ Il a tué Maelwys ! s’exclama Elurin en se levant. Il a failli te tuer ! Tu ne trouves pas qu’il y a des raisons de lui en vouloir ou même de le haïr !
_ Pourquoi le détestes- tu autant ? criai-je.
_ Son père a tué ma mère ! Son père était un Rebelle. Tu ne crois tout de même pas…
_ Tais-toi ! Tu ne peux pas le rendre responsable des actes de son père !
_ D’accord pour le meurtre de ma mère mais celui de Maelwys, il a tué un Ange, tu ne peux pas oublier ce crime !

Je me tus et fermai les yeux puis me mis à pleurer à chaudes larmes. Enfin je levai un regard suppliant et rempli de compassion sur Elurin et dis :
_ Il est vrai que Chris a commis un crime, en ôtant la vie à Maelwys, mais cela n’empêche pas qu’il soit bon et…
_ Arrête de dire n’importe quoi, petite sœur !
_ Tu le considères comme un criminel, mais si tu le tues, aux yeux de Mélinda tu seras un assassin et rien de plus.
_ L’aimes-tu plus que moi ?
_ Bien sûr que non ! répondis-je lasse de cette dispute.
_ On aurait pourtant cru ! Tu le connais à peine et tu le défends, le soutiens…

J’étais abasourdi par ce qu’Elurin venait de me dire. Je fermai les yeux, ne sachant plus où me placer et quoi répondre.
_ Le Grand Maître veut te voir, Altarielen. Voilà ce que j’étais venu te dire, dit Elurin.
_ Le Grand Maître ? demandai-je.
_ Oui, il se trouve dans la région d’Abyme et il t’attend. Maintenant que je me suis acquitté de ma tâche, je vais y aller.

Quand Elurin partit, il avait un air si triste et abattu que je préférais ne pas le retenir davantage. Je compris que je venais encore plus de creuser le fossé qui séparait Chris et Elurin. Lucie vint me tirer de ces sombres pensées, en m’annonçant qu’ Akemi était venue me rendre visite. Je devais avoir l’air abattue et épuisée car lorsqu’ Akemi entra dans ma chambre, elle s’exclama :
_ Qu’est-ce que tu as, Sarah ? Tu fais un tête d’enterrement !
_ Je vais bien, t’en fais pas. Je me suis juste disputée avec Elurin et…
_ Ça va s’arranger, j’en suis sûre, personne ne te résiste ! Je suis contente que tu es d’autres amis que moi, comme ça, je ne te manquerai pas trop…
_ Akemi ! Tu me manqueras ! Qui mieux que toi, pourrais ma prendre mes affaires, m’exaspérer en cours ou encore faire la folle dans les magasins !
_ Toi aussi tu me manqueras, Sarah. Tu te souviens lorsque j’ai demandé à John de sortir avec moi et qu’il a dit non !
_ C’est quoi le rapport avec le sujet de conversation de départ ? Mais oui, je m’en souviens. C’était hilarant mais tu t’es mise à pleurer et le lendemain, à l’arrêt de bus, il est venu t’embrasser sous la pluie battante.
_ C’est dommage qu’il soit parti ! soupira Akemi.

Akemi et moi passâmes la soirée, à nous souvenirs de tous les évènements passés ensemble et de toutes nos bêtises.

La SUITE prochainement.
Je suis désolée de vous avoir fait attendre aussi longtemps mais je n'ai pas eu le temps avant de taper cette partie. Pour la suite vous devrez certainement attendre encore plus longtemps car je ne l'ai toujours pas écrite. Bonne Lecture!

Il y a toujours de l’espoir mais il ne se manifeste qu’au dernier moment, mais c’est ainsi que des vies peuvent être sont sauvées.

Je devais tuer mon frère ou je mourrais. Quelle était la meilleure solution ? Ce n’était pas vraiment le moment mais j’eus une vision. Astyanax devait avoir seize ans peut-être moins et il me parlait. Il avait un air étrange, il me disait qu’un jour l’un de nous mourrait tué par l’autre et ce jour arriverait quand celui qui m’aurait choisi se relèverait d’entre les Morts. J’avais à peine six ans et je ne comprenais pas grand-chose sinon rien à cette prophétie. Après avoir prononcé ces mots, Astyanax redevient normal et la vision s’acheva ainsi. En ouvrant les yeux, je vis tournoyer l’épée d’Astyanax, je n’eus qu’à peine le temps d’esquiver le coup.
Après avoir entendu cette prophétie, je me demandai si ce jour était arrivé. Je n’eus pas le temps de répondre à cette question car Astyanax me lançait des boules de feu et l’une d’entre elle me frappa de plein fouet et je sus que ce jour n’était pas arrivé mais aussi que je n’avais pas la force et la volonté de me battre contre mon frère. Mon frère avait lancé une boule de feu, plus grosse et beaucoup plus puissante que les précédentes, je serais certainement morte si Mélinda ne m’avait pas protégée.
Chris qui avait jusqu’alors observé ce soi-disant combat avec un intéressement détaché, changea tout à coup, son visage exprimait désormais la fureur. Il s’interposa entre mon frère et sa sœur et moi, il murmura :
_ Nous étions d’accord que tu ne tueras pas ma sœur ! Tous ceux qui s’attaquent à ma sœur le paient !
_ Tu es devenu sourd mon cher Chris ! J’ai dit que je tuerai ta sœur car elle en sait trop !

La foudre zébra le ciel au-dessus des deux jeunes hommes. Lequel avait appelé la foudre, je l’ignorai car j’étais occupée à ranimer Mélinda.
Lorsque je me retournai, je vis mon frère disparaître et une plume rouge et or tomba sur le sol à l’endroit où il se tenait quelques instants auparavant.

Le regard de Chris croisa le mien mais il baissa très vite les yeux. Il se pencha pour voir si Mélinda allait bien, une fois qu’il s’était assuré qu’elle était hors de danger il me dit :
_ Je suis désolé, Dame Altarielen. Si vous voulez ma vie prenez-la !
Avant de lui répondre je le regardai et j’avais l’impression de pouvoir lire dans son Ame comme dans un livre ouvert.
_ Jamais je ne prendrai la vie d’un ami !
_ Vous me considérez encore comme un ami ? Pourtant j’ai tué Maelwys et vous avez failli mourir par ma faute.
_ Je sais pourquoi, vous avez fait tout cela. Vous vouliez protéger Mélinda et vous avez cru qu’en aidant mon frère, un Rebelle, tous les autres vous laisserez tranquilles. Se battre pour ceux qu’on aime est une cause noble mais il ne faut pas oublier qu’ôter la vie d’un autre pour protéger l’être aimé n’est pas forcement la meilleure solution.
_ Je vais me rendre à Elurin pour le bien de l’Ordre. Je suis heureux que vous me compreniez mais je pense que mon geste est impardonnable.
_ Je peux vous posez une question ?
_ Vous venez de le faire, ma Dame, mais vous pouvez toujours recommencer.
_ Pourquoi Elurin vous déteste-t-il ? Il y avait plus que la haine pour le meutre de Maelwys dans ses yeux
_ J’ignore pourquoi et je pense aussi que je ne préfère pas savoir.
_ Si cela ne vous dérange pas, je vais rentrer chez moi. Au revoir, mon Seigneur.

IL me salua et le paysage des montagnes rocheuses fut remplacé par le décor familier de ma chambre.

La SUITE prochainement.

Dix-septième Partie : Astyanax

le 05/02/2005 à 16h37
Voilà la suite que vous attendez tous enfin peut-être que vous ne l'attendiez plus.

Une vie peut-être brisée en un instant mais une naissance est toujours un évènement attendu.

L’homme qui se tenait devant Mélinda et moi devait avoir tout au plus vingt-six ans ; l’âge qu’aurait eu mon frère s’il n’était pas mort. Le vent rejeta le capuchon de mon prétendu frère, et là je le reconnus, il était tel que dans ma première vision. Les mêmes cheveux noirs aux reflets bleus qui cachaient un de ses yeux verts.
Il dit :
_ Oui, Altarielen, je suis ton frère. J’ai fait croire à ma mort il y a huit ans soit deux ans avant la mort d’Enetari.
_ Pourquoi as-tu fait croire à ta mort ?
Il éclata de rire et poursuivit :
_ Les Rebelles m’ont accepté dans leurs rangs et ils peuvent m’apporter ce que Maman et les Anciens ne pouvaient et ne peuvent toujours pas m’apporter : la véritable Puissance.
_ Tu as donc renié ta propre famille pour ces êtres abjects, tu es répugnant ! répliquai-je avec fougue.
_ Tu n’as pas le droit de me parler sur ce ton, petite sœur. Je suis quand même ton grand frère.
_ Pourquoi refais-tu surface aujourd’hui ?
_ Pour te proposer de rejoindre nos rangs, petite Altarielen.
_ Et si je refuse ?
_ Tu mourras et j’aurai le plaisir de te faire souffrir !

Je voulus répondre mais Mélinda coupa court à mes pensées car elle demanda à Astyanax :
_ Où est mon frère ?

Astyanax n’eut pas besoin de répondre car Chris apparut au côté de mon frère.
_ Chris ? dit Mélinda le souffle coupé.
_ Oui, c’est moi, ma chère Mélinda.
Et se tournant vers Astyanax il dit :
_ Qu’attends-tu pour la capturer ?

Je ne comprenais plue rien. Astyanax était en vie et il était un Rebelle. Quant à Chris, si j’avais bien compris, il était aussi un Rebelle, donc les accusations d’Elurin étaient sûrement fondées, mais alors Chris n’avait pas été attaqué par les Rebelles mais certainement par les Anges de l’Ordre.
Mélinda était tout aussi déboussolée, nous nous regardâmes mais avant de se dire quoi que ce soit, Chris rompit le silence :
_ Je ne suis pas un Rebelle mais j’aide un viel ami.
_ Chris a tué Maelwys et a laissé l’étoffe qu’Elurin a trouvée. Tout était prévu, dit Astyanax en souriant.
_ Vous avez fait tout cela pour me mener jusqu’ici, n’est-ce pas ? murmurai-je les larmes aux yeux.
_ Tu comprends vite, petite sœur. Mais à présent tu me dois une réponse, ma rejoins-tu ?
_ Jamais ! Jamais je ne rejoindrai des assassins !
_ Alors tu vas mourir ! Et toi aussi Malinalda, tu en sais beaucoup trop.

Astyanax invoqua son épée, je savais que je n’avais aucune chance. Il avait beaucoup plus d’expérience que moi en matière de combat.

La SUITE prochainement.

(dessin réalisé par Elewan)

Seizième Partie: Surprise

le 18/01/2005 à 17h31
Je suis désolée de vous avoir fait attendre aussi longtemps pour un partie qui n'en vaut pas la peine.

Les morts ne peuvent pas revenir à la Vie. Pourtant nous aimerions parfois les revoir. La Vie est semée d’épreuves et la Mort fait parti de la Vie.

Mélinda et moi, nous nous étions rendues dans les collines rocheuses. Nous commençâmes à chercher, mais en vain, il n’y avait aucune cachette et aucune trace de vie dans cet endroit désertique.
Je commençai à désespérer et m’assis sur un rocher. Mélinda me dit alors :
_ Mange un morceau, cela ira mieux après. Tu as l’air exténuée.
_ Que je mange ou non, cela ne change pas le fait que si Chris a été enlevé est de ma faute.
_ Pourquoi dis-tu cela ? Je suis sûr que non !
_ Je n’ai pas attaqué le Rebelle, car j’ai cru reconnaître le visage de mon frère, Astyanax, mais c’est impossible que ce soit lui, car Maelwys m’a dit qu’il était mort.
_ Ce n’est pas de ta faute. On a tous, un jour, été abusé par des illusions ou la lumière. De toute façon, on va sauver Chris, donc le fait que ce soit ta faute ou pas ne rentre plus en ligne de compte.

J’acquiesçai mais je n’étais toujours pas convaincue. Mais je n’eus pas le loisir de répondre à Mélinda car j’eus une vision.

Je n’étais qu’un bébé et Astyanax me tenait dans ses bras. Il parlait à une femme couchée dans un magnifique lit à baldaquin… ma mère. Ses cheveux noirs et ondulés reposaient sur l’oreiller de plume. Elle souriait en répondant à mon frère et je découvris que j’avais les mêmes yeux qu’Enetari. Pour une raison que j’ignore, mon moi bébé se mit à pleurer et Enetari se mit à chanter.
La vision s’acheva et Mélinda demanda :
_ Qu’as-tu eu ?
_ Simplement un vision de mon passé. Ne t’en fais pas, je vais bien.
_ Qu’as-tu vu ? Tu n’es pas obligée de répondre.
_ Moi, bébé dans les bras de mon frère et ma mère chantait pour me rassurer.

Achevant ma phrase, je me mis à chanter la berçeuse d’Enetari.
Un homme encapuchonné apparut et me dit :
_ Tu chantes comme maman !

La surprise me coupa le souffle, ma voix s’éteignit au fond de ma gorge. Etait-ce bien mon frère ?

La SUITE prochainement.

Quinzième Partie: Finnar (fin)

le 11/01/2005 à 17h07
Finnar ferma les yeux, il semblait se souvenir de quelque chose, puis dit :
_ Je n’ai jamais vu un tel courage surtout venant de femmes. Je vous laisserai partir avec l’information que vous recherchez, à la seule condition que vous ne parlez jamais de cela à quiconque.
_ Je vous jure de ne rien révéler à personne, dis-je.
_ Moi aussi je vous le jure, murmura Mélinda.
_ N’oubliez pas que je suis un Rebelle et je ne peux croire à vos bonnnes paroles. Chez les Rebelles, nous prêtons un serment qui nous engage à beaucoup plus.
_ De quoi s’agit-il ? demanda Mélinda.

Finnar grava des runes sur deux flacons et nous en tendit un à chacune.
_ Vous devez remplir ce flacon de votre sang. Cela nous engage tous les trois, car si vous rompez votre serment, vous mourrez empoisonnées par ces runes et quant à moi si je m’oppose au sauvetage de Tinaelin, je mourrai.

Mélinda et moi remplîmes les flacons et les tendîmes à Finnar. Il les rangea soigneusement dans un coffre et dit précipitamment car on frappait à la porte.
_ Tinaelin se trouve dans les collines rocheuses.

Nous le remerciâmes et disparûmesen vitesse dans un tourbillon de fumée.

La SUITE prochainement.

Quinzième Partie: Finnar (suite)

le 11/01/2005 à 17h06
Nous ne pûmes pas poursuivre notre conversation car un valet entra et nous introduisit sans un mot dans la pièce suivante.

Un Ange imposant s’y tenait. Quand je croisai son regard, je me figeai, il avait un regard froid et aussi dur que la pierre. Il avait de longs cheveux rouges retenus par un bandeau. Je ne pus l’examiner davantage car il aboya :
_ Inclinez-vous devant votre maître.

Mélinda et moi, nous nous exécutâmes. Finnar me releva en prenant mon menton. Il me dévisagea pendant une éternité me semblait-il. Il finit par me lacher et s’adressa directement à moi.
_ Qui es-tu ?

Je ne répondis pas car Mélinda m’avait conseillé de ne rien dire. Finnar me gifla, la gifle était si forte que je vacillai.

_ Qui es-tu ? répéta-t-il.
_ Un Ange, murmurai-je.

Finnar éclata de rire et poursuivit :
_ Si tu refuses de parler, je suis capable de te torturer.
_ Seigneur Finnar, j’ai menti aux gardes pour pouvoir vous approcher, dit précipitamment Mélinda.
_ Tinarë ! cria Finnar.
_ Non, mon Seigneur ! Je vous en prie ! Nous cherchons simplement des informations sur l’enlèvement de mon frère, le Seigneur Tinaelin.

Tinarë entra dans la petite pièce. La jeune fille était étonnée mais garda le silence.

_ Va chercher Galion ! Et dit-lui de prendre sa hache ! dit Finnar.

Tinarë sortit et Mélinda commença les larmes aux yeux :
_ Si vous voulez prendre ma vie, allez-y, mais je vous en prie sauver mon frère !
_ Moi aussi je suis prête à donner ma vie, dis-je.

Quinzième Partie: Finnar

le 11/01/2005 à 17h05
Le monde n’est ni tout blanc ni tout noir. Il se trouve en général au milieu. Il en va de même pour les gens. Nos actes peuvent un jour être blancs et un autre jour noirs. Nous sommes donc comme le monde, gris.

Il ne restait que Mélinda et moi, pour retrouver Chris. Mais par où commencer ?
Mélinda avait fini de faire des provisions et elle me dit :
_ On va se rendre dans un repaire de Rebelles, pour essayer de trouver des informations. Il vaut mieux que tu évites de parler, étant donné que tu es « nouvelle » dans notre monde.
_ Très bien, allons-y.
_ Tu es très déterminé, tant mieux, nous aurons sûrement besoin de détermination et de courage.

Nous nous rendîmes donc dans le Repaire de Rebelles appelé Khelios. Le Repaire était une vaste grotte éclairée par des torches. C’était un bar où tous les Rebelles se battaient entre eux.
Mélinda aborda un Rebelle et lui demanda :
_ Où est Finnar ?
_ J’en sais rien ! Mais si tu veux t’amuser toi et ton amie, je suis libre.

Mélinda sortit un poignard et menaça le Rebelle et répéta :
_ Où est Finnar ?
_ Dans le fond de la grotte, mais il ne reçoit personne, dit le Rebelle d’une voix bourru.

Nous nous dirigeâmes toutes les deux vers le fond du Repaire. Deux Rebelles gardaient la porte et nous barrèrent la route.
_ Que faisons-nous, maintenant ? chuchotai-je à Mélinda

Elle ne me répondit pas, elle se dirigea vers l’un des gardes et lui murmura quelque chose à l’oreille. Le garde sourit et se tourna vers son compagnon et lui parla pendant une dizaine de minutes. Puis finalement nous pûmes passer cette porte, pour nous retrouver dans une antichambre. Je demandai alors à Mélinda :
_ Qu’as-tu dit au garde ?
_ Un mensonge mais je ferai tout pour retrouver mon frère.
_ Quel mensonge ?
_ J’ai dit que tu étais ma prisonnière et que tu étais un demi-Ange et que j’avais reçu l’ordre de te mener devant Finnar.

Quatorzième Partie: Mise au point

le 08/01/2005 à 16h44
Je suis désolée de ne pas avoir mis cette partie plus tôt mais j'ai eu des petits problèmes, donc je vous ai fait poiroter mais cette partie n'est pas la meilleure, c'est juste une transition.

On se pose souvent des questions, parfois elles n’ont pas de réponses. Le mieux serait d’oublier et de ne pas chercher plus lion mais qui peut résister à sa curiosité ?

Algeria apparut peu de temps après et me dit :
_ Tu dois guérir Elurin et Malinalda.
_ Je ne demande que ça mais je n’ai plus d’énergie.
_ Alors prends celle de la neige.

Algeria ferma les yeux et il se mit à neiger au-dessus de moi. A mon tour je fermai les yeux et je tournai mes paumes vers le ciel. Je ne sentais pas la morsure du froid mais comme une chaleur intérieure qui augmentait. J’ouvris les yeux pour les refermer ensuite, pour me concentrer sur la guérison d’Elurin et de Mélinda.
Une fois cela achevé, j’ouvris pour de bon les yeux et je vis que j’avais également réparé la maison.
Algeria qui était assise confortablement dans un fauteuil, me demanda :
_ Que s’était-il passé ? Pourquoi tous ces ravages ? Quelqu’un aurait pu découvrir notre existence ! Pourquoi tant de folies ?
_ Il s’est passé de nombreuses choses, murmurai-je d’une voix éteinte.

Elurin poursuivit :
_ C’est la faute de Tinaelin. On n’en serait pas là, s’il n’avait pas tué Maelwys.
_ Alors on nous accuse de meurtre ! Viens, Chris, rentrons ! Nous n’avons plus rien à faire ici !

Mélinda s’arrêta net, elle venait juste de s’apercevoir que Chris n’était plus là.

_ Où est Chris ? demanda-t-elle les larmes aux yeux.

Je fermai les yeux, j’étais consciente de ma faute. J’aurai dû tuer le Rebelle, j’en avais eu l’occasion mais j’avais failli et Chris aller sûrement payer cette erreur de sa vie.

_ Altarielen, où est Chris ? demanda Algeria avec douceur.
_ Il s’est fait enlevé par le troisième Rebelle.
_ Je vais le chercher ! Je n’abandonnerai pas mon grand frère ! dit Mélinda avec fougue.
_ Je viens avec toi Mélinda. je suis responsable de son enlèvement.
Elle me sourit et me dit :
_ Je ne pense pas que ce soit votre faute, Dame Altarielen mais j’accepte que vous m’accompagniez.
_ Attendez toutes les deux ! Vous ne savez même pas où il est ! Vous ne savez pas combien d’ennemis vous aurez à combattre ! Vous ne savez rien de la situation ! dit Elurin.
_ Que proposez-vous, Seigneur Elurin ? Qu’on reste ici et qu’on attende patiemment qu’on apprenne la mort de mon frère ? dit Mélinda d’un ton sarcastique.
_ Arrêtez de vous disputer ! dit Algeria. Ça ne set à rien.
_ Elurin, peu m’importe que tu viennes ou non, j’irai sauver Chris ! dis-je d’une voix déterminée.
_ Altarielen, pourquoi risquer ta vie ? Je peux comprendre la détermination de Malinalda mais pas la tienne, dit Algeria de sa voix chantante.
_ Chris ne serait pas menacer de mort, si je n’avais pas hésité à attaquer le Rebelle. Je suis responsable de son enlèvement.
_ Je comprends mieux mais pourquoi avoir hésité ?
_ Le visage du ravisseur. J’ai cru…

Je ne pus achever ma phrase, l’émotion me prit.
_ Peu importe, nous perdons du temps en bavardage inutile, dit Mélinda.
_ Très bien, allez-y ! Elurin, si tu ne veux pas y aller, rends-toi utile en contactant tous les Esprits originels, peut-être auront-ils des informations, dit Algeria.
_ Je n’ai pas l’intention d’aider au sauvetage d’un criminel. Faîtes ce que bon vous semble, je n’interviendrai pas dans ce projet, dit Elurin.
_ très bien, tu n’interviens pas mais lorsqu’on l’aura ramené, promets-moi que tu ne l’arrêteras pas sans l’avoir laissé se défendre, dit Mélinda.
_ Je vous le promets, Dame Malinalda.
_ Bon courage ! dit Algeria. Je vais contacter mes amis Esprits, si jamais j’obtiens des informations, je vous les communiquerai.

Elurin et Algeria disparurent et Mélinda me dit :
_ Préviens ta mère pour qu’elle ne s’inquiète pas de ton absence. Et il vaudrait mieux faire des provisions, on ne sait jamais.
_ D’accord ! Tu n’as qu’à faire les provisions. Il y a un peu de tout dans la cuisine.

J’écrivis un mot pour Lucie et je me sentais exciter à l’idée d’explorer une nouvelle partie des Cieux.


La SUITE prochainement.

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